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Lucas MOULIN

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Il y a quelques mois, Amazon se retrouvait au cœur d’une polémique quand le grand public a découvert que les conversations entre l’assistant vocal Alexa et son utilisateur étaient écoutées par des employés de la firme.

Aujourd’hui, c’est au tour de Google de se faire pincer pour les mêmes raisons. C’est le média belge VRT NWS qui a dévoilé l’affaire : des employés du géant du web écoutent les conversations que nous avons avec Google Assistant, même celles enregistrées par accident.

Des moments de vie transmis sans accord

Parmi les enregistrements récoltés par VRT NWS, il y aurait notamment des scènes d’une importante gravité enregistrées par accident. Par exemple, l’une des personnes écoutant les extraits a témoigné en disant qu’il avait entendu une femme qui semblait être en danger suite à ce qui s’apparentait, selon lui, à des violences physiques.

Bien que les extraits soient envoyés de manière anonyme sans informations sur la personne, les utilisateurs peuvent évoquer des informations personnelles dans les enregistrements audio comme leur adresse, leur nom, leur numéro de téléphone, etc.

Les enregistrements déclenchés par accident — suite à un faux positif par exemple — peuvent aussi transmettre ce genre d’informations que l’on ne voudrait pas voir tomber dans de mauvaises oreilles, ou tout simplement dans des esgourdes que l’on ne connait pas.

Une vidéo réalisée par VRT NWS résume leurs découvertes, la vidéo est en flamand, mais elle possède des sous-titres en anglais si vous voulez en savoir plus.

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TECHNOLOGIE

Drone : des capteurs inspirés des moustaches des animaux

Manque de lumière, vents et poussière, étroitesse des lieux… Autant de phénomènes qui peuvent perturber le vol et l’orientation des appareils volants miniatures comme les drones. Pour concevoir des capteurs légers et discrets, les scientifiques ont décidé de s’inspirer des moustaches des chats.

Valentin COUPINOT

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Des chercheurs de l’université de Queensland à Brisbane en Australie ont présenté un nouveau système de capteurs lors de la conférence internationale sur la robotique et l’automatisation à Montréal. Ces nouveaux capteurs, qui s’inspirent des vibrisses des animaux, pourraient offrir une alternative économique pour des robots qui ont une puissance de calcul limitée.

De nombreux animaux possèdent des vibrisses, sous forme de plumes chez les oiseaux, et sous forme de moustaches chez divers types de mammifères. Chez les chats, les moustaches sont composées de longs poils extrêmement sensibles, non seulement au toucher, mais également aux mouvements de l’air. Les chercheurs ont voulu reproduire ces poils pour permettre aux robots de détecter leur environnement.

Un capteur alternatif léger et bon marché

Beaucoup des recherches sur les capteurs embarqués sur les robots comme les drones sont axées autour des caméras, avec des algorithmes de plus en plus sophistiqués pour identifier les objets sur l’image. Cela nécessite une puissance de calcul toujours plus élevée, ce qui augmente les coûts de production, alourdit les machines et réduit l’autonomie. Une autre alternative est le lidar, qui fonctionne comme le radar, mais en émettant un faisceau laser pour en mesurer l’écho. Il présente cependant des inconvénients de poids, de taille (pour de petits robots notamment) et de coût.

« Nous nous intéressons à la traduction de l’utilité prouvée des vibrisses avec les plateformes au sol vers des robots en vol stationnaire et des drones – des vibrisses qui peuvent capter un contact de faible force avec l’environnement de telle manière que le robot peut manœuvrer pour éviter des interactions avec des forces plus élevées. Nous sommes motivés par la navigation à travers des espaces sombres, poussiéreux, enfumés et étroits, ou des environnements venteux et turbulents avec des appareils volants miniatures qui ne peuvent pas embarquer des capteurs plus lourds comme le lidar. »

Les objets détectés avant le contact

Les chercheurs ont donc créé des vibrisses, qui sont simplement des boules de polymère thermoplastique ABS chauffées et étirées pour prendre la forme de longues fibres comme les moustaches. Elles sont ensuite collées sur des plaques imprimées en 3D, puis attachées à des capteurs de force créés avec des baromètres encapsulés. Selon les chercheurs, ces capteurs peuvent facilement être produits en masse. Une matrice avec quatre vibrisses ne pèse que 1,5 gramme, et coûterait aux alentours de 20 dollars US (environ 17 euros).

Les chercheurs ont fait une démonstration des capacités de leurs vibrisses dans une vidéo, qui montre qu’elles sont capables de détecter des forces à partir de 3,33 micronewtons. Les capteurs sont assez sensibles pour détecter le déplacement de l’air bien avant qu’un objet ne les touche. Ils peuvent ainsi mesurer la vitesse du fluide, et donc la vitesse de l’air, ce qui permet d’estimer par exemple la vitesse de déplacement d’un objet ou de l’appareil lui-même, en plus d’être un capteur de proximité. Les capteurs sont tellement sensibles que les chercheurs ont dû s’assurer de rester assez loin pour effectuer leurs mesures, qui étaient affectées par le souffle produit par leur respiration.

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